• Le WCEF teste les jouets

    Le WECF teste les jouets destinés aux enfants,  avec le CRIREM.

     Le WECF (Women in Europe for a Common Future) s'était installé mercredi 16 novembre en face de Beaubourg. Cette ONG regroupe une centaine d'organisations présentes dans une quarantaine de pays. Les parents qui le souhaitaient pouvaient faire contrôler les jouets pour vérifier s'ils étaient nocifs ou pas pour leurs enfants. De nombreux journalistes de la télé étaient présents, peut être aussi en raison de la présence de Michèle Rivasi et Corinne Lepage qui se présente à la prochaine élection présidentielle.

    Les tests réalisés par des ONG et des scientifiques démontrent la présence de phtalates, bisphénol A, formaldéhyde, xylène, qui sont des produits chimiques qui sont loin d’être inoffensifs. Ils sont présents dans de nombreux jouets, futurs cadeaux de Noël, et d'autant plus dans  les contrefaçons qui viennent des pays d'Asie et surtout de Chine. Des jouets qui utilisent des ondes radios ( souvent en Wi-Fi)ont aussi été contrôlés.

    L'association des consommateurs allemands (Oekotest) avait estimé en 2008 que 12 des 13 poupées les plus vendues étaient douteuses en raison des substances chimiques présentes. A éviter aussi les maquillages pour enfants, riches en métaux lourds, et surtout se méfier pour ne pas dire éviter s'ils viennent des pays d'Asie. Un rouge à lèvres commercialisé en France pour petite fille de moins de 10 ans, révélait la présence de benzophenone-3, un perturbateur endocrinien probable. Il était fortement déconseillé par l’AFSSAPS, mais sa commercialisation n'a jamais été interdite.

    Pour le Journal International de Médecine, "concernant le formaldéhyde qui inquiète les représentants de WECF, on pourra rappeler les données rassurantes de l'Agence nationale de sécurité sanitaire (ANSES) publiées en septembre dernier." Le Journal International de Médecine semble oublier les témoignages télévisés de retraités qui ont été obligés de déménager après avoir construit une maison, car ils étaient allergiques à la colle utiliser dans des panneaux de bois. Quand on voit les scandales passés, présents avec les laboratoires pharmaceutiques, et ceux à venir, avec les substances nocives utilisées pour les biberons dans les maternités, et quand on connaît le fonctionnement de ces agences de sécurité sanitaire face aux pressions des industriels du médicaments, de la téléphonie mobile et autres, on peut s'étonner de ces propos. Comme  l'oxyde d'éthylène qui vient d'être mis en cause dans les journaux télévisés du 17 novembre, car on apprend avec surprise qu'il était utilisé depuis trés longtemps pour stériliser des biberons dans les maternités. Une enquête vient d'être demandée par le ministère de la santé.

     

    Julie Langlet, du laboratoire Quad-Lab qui est spécialisée dans l'étude de l'air intérieur, contrôle un puzzle en bois lamellé et collé pour enfants, dans un bocal hermétique. Le contrôle effectué permet de constater qu'il contient du formaldéhyde très présent dans les colles, une substance classée CMR , allergène,cancérogène, mutagène, reprotoxique, volatile surtout en été ou dès qu'on dépasse les 20°C. La présence de retardateurs de flamme est détectée sur les peluches, des phtalates dans les poupées, et des métaux lourds dans les maquillages pour enfants. Elle précise que la majorité des jouets importés, comme les consoles de jeux (qui viennent très souvent)d'Asie, ne respectent pas le plus souvent les normes européennes.


    Jacqueline Collard et Julie Langlet, du laboratoire Quad-Lab.

    Une poupée parfumée à la vanille est aussi testée, mais elle dégage en plus du xylène, un hydrocarbure aromatique dérivé du benzène, qui provoque des allergies. La mère déclare qu'"elle va finir à la poubelle". Pour une assiette colorée, qui n'a pas été testée, elle pourrait contenir du bisphénol, elle donc inutilisable dans four micro-ondes.


    Après les substances toxiques, les ondes toxiques.
    On voit de nombreux médecins du travail qui sont tellement spécialistes sur les risques des micro-ondes, qu'ils font des recommandations qui vont contre les consignes de sécurité des manuels techniques constructeurs, comme je l'ai rappelé lors de différentes réunions dans certains organismes. J'ai à plusieurs reprises dénoncé à divers ministres l'incompétences de ces médecins qui n'ont aucune formation sur les  risques du syndrome des micro-ondes, et qui devraient être radiés pour avoir violé ces consignes sécurité, surtout quand certains sont en plus liés à l'industrie. Plusieurs auraient du être radiés depuis longtemps pour dissimulation et manipuation de l'information, et même violation du serment d'Hippocrate.

    Catherine Gouhier, co-fondatrice du Centre de Recherche Indépendant sur les Rayonnements ElectroMagnétiques (Criirem), certaines consoles atteignent près de 3 ou 4 volts par mètre (v/m). Ces niveaux sont faibles, mais il faut savoir que les durées d'exposition ne sont jamais prises en compte. Un rapport parlementaire avait fixé un seuil maximal à 0,6 V/m sur la recommandation des scientifiques totalement indépendants.

     
    Michèle Rivasi, député européenne et vice-présidente du CRIIREM et Corinne Le Page.


    Les consoles Wii, WiFi ou jouets radiocommandés ont des niveaux qui tournent généralement autour de 1 à 3 ou 4 V/m maximum. Depuis l'arrivée des consoles Wii, dès le départ les compagnies aériennes japonaises ont pris une décision radicale, interdiction formelle de les utiliser en avion. Il en est de même pour les jouets radiocommandés.

    radiomodélisme, mesure de l'émission d'une onde radio d'une
        télécommande de voiture radiocommandée, ou d'une maquette
        d'avion ou de bateau

    L'utilisation des jouets radiocommandés et autres est aussi interdite en avion, suite à des anomalies sur les systèmes de radionavigation et calculateurs de bord. La mesure que j'ai faite sur cette simple télécommande de voiture radiocommandée en 27 MHz, montre un niveau de 5 à 6 V/m à quelques centimètres de l'antenne. Sur le boitier le niveau mesuré est un peu moindre, mais il est toujours d'environ 5 V/m. Comme nous pouvons le constater, le niveau mesuré ici est supérieure à celui que nous pourrions trouver sur le clavier d'un ordinateur portable qui émet en WiFi, souvent de l'ordre de 3 V/m. Lors d'une réunion en mars 2011, la ministre de l'écologie nous précisait qu'il n'était pas question de revoir les limites en vigueur, bien que je lui rappelais en présence de tous les opérateurs et l'AFOM, que ces limites avait été déclarées obsolètes par deux résolutions du parlement européen, que ce dernier avait demandé une révision rapide des seuils vers le bas. Je lui ai aussi rappelé que dans les pays de l'Est, la limite avait été fixée à 6 V/m pour une journée de travail de 8 heures pour les professionnels. Il faut savoir que les seuils actuels, n'ont jamais été prévus pour des durées d'exposition permanente, information qui est dissimulée par l'OMS, les experts officiels, les politiques, et donc ce critère est ainsi volontairement dissimulé.


    Michèle Rivasi, député européenne et vice-présidente du CRIIREM et Corinne Le Page.

    Anne Barre, Présidente du WECF France, dénonce le manque de contrôle des jeux et jouets, et déclare que la réglementation européenne qui a été adoptée en 2010 est insuffisante pour la sécurité des jouets, car les dispositions sur les substances chimiques ne seront obligatoires qu'à partir de Juillet 2013. « Le logo CE est d'ailleurs une imposture, puisque c'est le fabricant lui-même qui appose ce logo , et non  un organisme de certification indépendant. Il est juge et parti ».

    Michèle Rivasi, eurodéputée écologiste déclare, « Achetez européen, il y a cependant plus de sécurité.../... Il faut revendiquer un contrôle indépendant, comme exiger un étiquetage plus précis. »
    Pour Corinne Lepage, « il faudrait un étiquetage. On ne sait pas ce qu'il y a dans les jouets, donc on ne peut pas faire de prévention. »

    Conclusion : Achetez européen, et même ça,  n'est pas une garantie,
    le manque de transparence y compris dans les réglementations européennes ne permet pas aux parents d'exercer leur libre arbitre sur le choix des jouets pour la santé de leurs enfants.